Les Programmes d'Education Thérapeutique

Le Réseau propose, depuis sa création en 2006, plusieurs programmes d’éducation thérapeutique (ETP).

1- le programme programme d’éducation des patients diabétiques et/ou à haut risque cardiovasculaire en Charente Maritime (depuis 2006) :

Ce programme a été autorisé par l’agence régionnale de santé (ARS) en 2009 et a été renouvelé en 2014 pour une durée de 4 ans  à l’issu de l’évaluation quadriennale du programme.

télécharger la synthèse de l’évaluation quadriennale 2009-20014

télécharger l’autorisation du programme d’ETP page 1

télécharger l’autorisation du programme d’ETP page 2

2- Le programme d’éducation thérapeutique des patientes ayant présenté un diabète gestationnel (2012-2013)

Ce programme d’éducation a été est proposé dans le cadre des missions du Réseau Atlantique Diabète, en partenariat avec l’Agence Régional de Santé, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, les Centres Hospitaliers de La Rochelle, de Cognac, d’Angoulême, les professionnels libéraux des deux Charentes, l’association des Mamans Diabétiques, le Réseau Périnatalité, la Protection Maternelle et Infantile (PMI). 

Son objectif était d’aider les femmes ayant présenté un diabète gestationnel à améliorer leur état de santé et leur qualité de vie, et ainsi de prévenir le risque de devenir diabétique.

Ce programme a été financé par le Fond National de Prévention, d’Education et d’Information pour la Santé (FNPEIS).

Qu’est ce que le diabète gestationnel et comment le prendre en charge ?

Le diabète gestationnel est anomalie de la tolérance glycémique qui survient au cours du second trimestre de la grossesse et qui disparaît généralement après l’accouchement.

Le dépistage est recommandé chez les femmes à risque (par exemple présentant un surpoids, ou âgées de plus de 35 ans, ou hypertendues, ou aux antécédents de diabète gestationnel ou de bébés de plus de 4 kg, ou aux antécédents familiaux de diabète de type 2...)

Le dépistage s'effectue lors de la 1ère consultation prénatale par une glycémie à jeun, puis entre la 24ème et 28ème semaine d’aménorrhée par une Hyperglycémie Orale Provoquée à 75 g de glucose.

La prise en charge de ce diabète gestationnel est primordiale pour le bien être et la santé du bébé et de la maman.

Elle repose sur une alimentation équilibrée et une activité physique régulière et adaptée, dans le but de normaliser les glycémies.

Un traitement par insuline est instauré en cas d’échec des mesures hygiénodiététiques .

Après l’accouchement, il faut suivre les femmes ayant présenté un diabète gestationnel car il existe un risque de récidive lors d’une prochaine grossesse. Par ailleurs, le risque de développer un diabète de type 2 est multiplié par 7 et persiste pendant au moins 25 ans. De même, le risque de syndrome métabolique (surpoids associé à l’élévation des graisses du sang et de la tension artérielle) est multiplié par 2 à 5. Le risque de maladies cardiovasculaires est multiplié par 1,7.(O. Verier-Mine et al. Diabetes & Metabolism 36 (2010) 595-616).

    Il est donc recommandé de réaliser une glycémie à jeun ou une Hyperglycémie Orale Provoquée  :

- 2 à 3 trois mois après l’accouchement

- avant une nouvelle grossesse,

- puis tous les 1 à 3 ans selon les facteurs de risque associés.

Par ailleurs, il est important de prévenir ou de prendre en charge les autres facteurs de risque cardiovasculaire associés (hypertension artérielle, tabagisme, hypercholestérolémie, surpoids...).

Il est également nécessaire de programmer les grossesses ultérieures et de prévoir une contraception adaptée.

On peut prévenir et limiter ces risques par une alimentation équilibréeassociée à une activité physique régulière 

Le programme «Diabète Gestationnel» s’inscrivait donc dans cette démarche dans le but d'aider à améliorer l'état de santé et la qualité de vie de ces patientes.

Qui était concernée par ce programme ?

Il s’adressait aux femmes ayant présenté un diabète gestationnel et qui :

  1. -présentaient des antécédents familiaux de diabète ou
  2. -étaient en surpoids ou obèses ou 
  3. -avaient t été traitées par insuline au cours de la grossesse

Comment se déroulait le programme ?

Ce programme gratuit, était proposé par le médecin traitant ou un professionnel de santé lors du suivi de la grossesse ou lors de la consultation post natale. Il était réalisé sur deux demi-journées et proposé à un groupe de 8 à 12 patientes et à leur entourage.

La première demi journée permettait d’identifier les besoins et les attentes afin d’établir un programme éducatif adapté autour de thèmes tels que l’alimentation, l’activité physique, la santé au féminin, l’enfant... qui étaient également abordés au cours de la seconde demi journée.

Les séances d’éducation étaient animées par des professionnels de santé formés à l’éducation thérapeutique : sage femme,  médecin, diététicienne, éducateur médico sportif, infirmière...

Une évaluation à l’issue des deux demi journées permettait de savoir si ces séances avaient répondu aux attentes et avaient aidé dans leur suivi.

Un suivi téléphonique à 6 mois, 1 an et 2 ans a été réalisé. 

télécharger la synthèse de l’évaluation du programme 2012-2014

Ce programme a de nouveau été autorisé par l'ARS pour les années 4 années à venir  mais n’a pas actuellement été financé. Il est donc pour l’instant suspendu.

Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter la coordinatrice du programme, Me Marie Taupin ou le Dr C Djakouré Platonoff

3- Le programme d’éducation thérapeutique des patient diabétiques insulines (ETADI = Education Thérapeutique Ambulatoire des patients Diabétiques In)

Ce programme d’éducation ambulatoire était destiné aux patients diabétiques nouvellement insulinés, afin de les accompagner dans cette étape thérapeutique et de les rendre autonome avec ce nouveau traitement (technique d’injection, adaptation des doses…). Il a été financé par l’assurance maladie dans le cadre du FNPEIS (Fond National de Prévention, d’Education et d’Information pour la Santé). Un comité de pilotage a coordonné les actions et a réalisé les évaluations annuelles. Ce programme était prescrit par le médecin généraliste, le diabétologue ou le nutritionniste. Le cycle éducatif (diagnostic éducatif, séances d’éducation et évaluation finale) était ensuite mis en oeuvre par une équipe d’éducation de professionnels de santé formés spécifiquement à l’Education Thérapeutique du patient (ETP). L’équipe du Réseau coordonnait l’ensemble du projet.

a) La première partie de l’expérimentation s’est déroulée de 2009 à fin 2010 :

- 17 professionnels de santé ont bénéficié de la formation à l’éducation thérapeutique de 50 heures avec l’organisme IPCEM.

- 32 patients ont été inclus (taux d’acceptation 96 %), 5 patients ont arrêté prématurément le programme. La prescription du programme a été majoritairement réalisée par un médecin spécialiste.

Tous les patients ont eu un diagnostic éducatif. Ils ont effectué entre 1 à 3 séances collectives et 85 % ont bénéficié d’une évaluation finale.

b) La deuxième partie du programme s’est déroulée de 2011 à fin 2012 :

14 patients ont été inclus en 2012 (taux d’acceptation 100 %), 2 patients ont arrêté prématurément le programme (volonté du patient, arrêt de l’ insulinothérapie).

    La prescription du programme était toujours majoritairement réalisée par les médecins spécialistes  (93 %).

    Tous les patients ont eu un diagnostic éducatif. Onze ont suivi moins de 3 séances, deux ont suivi 3 à 4 séances et une personne de 5 à 6 séances collectives. Douze ont bénéficié d’au moins une séance individuelle en plus de leur diagnostic éducatif et 93 % ont bénéficié de l’évaluation finale.

  Au total :

    Ce service a été moins utilisé par les médecins généralistes qui initient moins souvent l’insuline en ambulatoire chez des patients complexes et ceci malgré la simplification des procédures du programme. La satisfaction globale était plutôt satisfaisante.

    Les patients ont globalement été satisfaits par le programme et ont amélioré partiellement ou complètement leurs compétences. Leur qualité de vie s’est légèrement améliorée (dans cette population vieillissante avec une image négative de l’insuline...), et la plupart ont su garder une autonomie grâce aux compétences acquises. Les paramètres bio-cliniques se sont améliorés. Les séances individuelles ont permis de renforcer leurs compétences grâce à un apprentissage personnalisé, et ce d’autant plus que certains patients n‘ont pas voulu ou n’ont pas pu participer à des séances collectives. Il serait souhaitable de pouvoir proposer plus de séances individuelles à certains patients afin de permettre un apprentissage plus adapté.

   Il n y a pas eu d’inclusion de nouveaux patients en 2013 car après discussion en comité de pilotage, il a été décidé de clôturer prématurément le programme aux vues des difficultés à mobiliser les prescripteurs (notamment les médecins généralistes) et les professionnels référents. Les raisons de ces résultats sont probablement d’origines multiples : lourdeur des procédures de mise en oeuvre du programme malgré les simplifications réalisées, difficultés pour le médecin généraliste à prescrire en ambulatoire de l’insuline, temps à accorder par les professionnels référents insuffisants. Il n’y a pas eu de budget demandé pour l’année 2013. Néanmoins cette expérimentation a eu un impact positif : formation de professionnels de santé à l’ETP pour la participation à d’autres programmes d’éducation, coopération entre différents professionnels de santé (IDE, diététicienne, médecins), amélioration de l’état de santé et de la qualité de vie des patients inclus.


Si vous avez besoin d’aide pour un patient qui vient d’être insuliné, l’équipe du Réseau Atlantique Diabète reste à votre disposition au 05 46 45 67 32 ou par mail «atlantique.diabete@wanadoo.fr»

Nous pourrons alors proposer à votre patient une adhésion au Réseau Atlantique Diabète ainsi qu’un plan personnalisé de santé et l’accompagner pour l’adaptation des doses d’insuline par un suivi téléphonique réalisé par l’infirmière du Réseau.

 


 - © iMac 2015